vocat en droit du travail lors d'un entretien sur un licenciement à Avignon

Licenciement


Le cabinet accompagne les employeurs et les salariés dans les différentes situations de licenciement, qu’il s’agisse d’un licenciement pour motif personnel, disciplinaire ou non disciplinaire, d’un licenciement pour motif économique ou d’une rupture liée à une inaptitude.

Maître Jean-Luc BRAUNSCHWEIG-KLEIN accompagne employeurs et salariés à chaque étape d’un licenciement : analyse de la situation, conseil en amont, sécurisation de la procédure et défense en cas de contentieux.

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En droit français, il existe différents types de licenciement. Ils se regroupent principalement en deux grandes catégories : le licenciement pour motif personnel, disciplinaire ou non disciplinaire, et le licenciement pour motif économique. L’inaptitude du salarié obéit quant à elle à un régime spécifique.

Pour faute simple (cause réelle et sérieuse), faute grave (d’une gravité telle que le salarié ne peut pas effectuer son préavis et est souvent mis à pied à titre conservatoire), faute lourde (intention de nuire à son employeur).

La stratégie pour l’employeur consiste à qualifier précisément les faits, à conserver des preuves solides (pour un éventuel litige prud’homal), et à calibrer la sanction au niveau de gravité réel pour éviter une requalification (en respectant les dispositions du règlement intérieur s’il existe).

En disciplinaire, il faut aller vite mais sans précipitation, avec une chronologie claire et des faits datés.

La stratégie pour le salarié consiste à se faire assister lors de l’entretien préalable (par un conseiller du salarié ou, lorsque l’entreprise dispose de représentants du personnel, par un collègue de travail). Il faut demander à la personne qui assiste de prendre des notes pour effectuer un compte rendu qui sera utile en cas de litige prud’homal. Conserver le maximum de preuves avant la convocation. Attention, en cas de mise à pied, les accès au bureau et informatiques sont souvent empêchés.

Pour insuffisance professionnelle, refus d’une modification du contrat de travail, absences répétées causant une perturbation du fonctionnement de l’entreprise et nécessitant le remplacement, etc.

La stratégie pour l’employeur est de démontrer des faits objectifs, répétés et vérifiables, avec un lien clair avec la désorganisation ou l’insuffisance constatée. L’insuffisance professionnelle constatée récemment pour un salarié avec une grosse ancienneté est vouée à l’échec. Se servir des entretiens annuels pour fixer des objectifs de redressement.

Stratégie pour le salarié : avant refus d’une modification du contrat de travail, s’assurer qu’il s’agit d’une modification substantielle du contrat de travail non prévue par le contrat (ex : clause de mobilité). Le refus n’est pas constitutif d’une faute mais il peut entraîner le licenciement pour un motif non disciplinaire.

Difficultés économiques, mutations technologiques, réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité de l’entreprise, cessation d’activité.

La stratégie de l’employeur repose d’abord sur la recherche sérieuse de reclassement, puis sur une motivation économique documentée et, le cas échéant, sur les règles collectives de sélection des salariés. En matière de motif économique, il faut surtout préparer le dossier en amont, car le reclassement et la justification économique sont au cœur du contrôle du juge.

Le salarié ne peut plus occuper son poste de travail après avis médical du médecin du travail.

La stratégie de l’employeur est de respecter strictement l’avis du médecin du travail, de chercher un reclassement dans la mesure du possible, puis de motiver l’impossibilité de reclasser si le licenciement devient inévitable. L’inaptitude (professionnelle ou non professionnelle) doit être traitée comme un dossier médical et procédural très encadré.

Le licenciement doit toujours reposer sur une cause réelle et sérieuse : des faits objectifs, vérifiables et suffisamment importants pour justifier la rupture. En pratique, la stratégie gagnante est souvent celle qui choisit le motif le plus exact juridiquement, pas forcément le plus “favorable” à l’employeur, afin de limiter le risque de contestation prud’homale. Attention aux lettres de notification « fourre tout » où l’on met toute une ribambelle de motifs. Les juges préfèrent juger un motif solide plutôt que plusieurs motifs fragiles.

Les différents types de licenciement n’obéissent pas aux mêmes règles et n’exposent pas l’employeur aux mêmes risques contentieux.